Le printemps colombien arrive tard, vers fin avril. Les terrasses du Centre-ville sortent leurs tables d'un coup, le Boulevard Charles-de-Gaulle se peuple de quarantenaires en chemise plus claire, le Petit-Colombes voit les bars ouvrir un verre plus tôt. La cohorte SexeFriend locale repasse en mode actif après le creux d'hiver, écrit plus court, fixe le verre plus vite. La fenêtre de sortie s'étire jusqu'à minuit et la cohorte post-mariage suit le mouvement, plus ferme sur ses disponibilités, plus précise sur le quartier où elle accepte de bouger.
Le projet du week-end colombien a son tempo, et il ne ressemble pas à celui du Parisien intra-muros. Tu prépares le samedi en milieu de semaine, tu cales le verre du vendredi le mardi soir, tu réserves la table du dimanche le jeudi. La cohorte SexeFriend locale planifie comme elle vit, par tranches précises, sans flotter sur l'agenda. Un rendez-vous SexeFriend à Colombes se monte trois jours à l'avance, pas trois heures, parce que la semaine se règle sur les gardes alternées, les courses du samedi matin et le marché du dimanche au Centre-ville.