Hier dans un café de la rue Pierre Motte. Un Roubaisien m'a dit qu'il n'avait jamais rencontré quelqu'un un samedi soir, parce que le samedi il bosse en restauration depuis sept ans. Et c'est exactement comme ça que Roubaix fonctionne aujourd'hui, du Centre-ville à Barbieux en passant par Croix-Wasquehal. Les rythmes de travail tordent les calendriers de sortie. SexeFriend traite cette torsion comme une donnée de base, pas comme un obstacle à contourner avec une appli grand public.
Coin de la Grand'Place et de la rue de Lannoy. Tu sors de la station de tram, tu hésites entre rentrer chez toi et faire un détour par un bar du Centre. Quinze minutes plus tôt, tu as lu un message sur SexeFriend de quelqu'un qui finit son quart à 23h près du Quartier Barbieux. Tu réponds en marchant, vous fixez un verre pour 23h30 à mi-chemin entre vos deux ancrages. Aucune chorégraphie de quinze échanges, juste deux trajets de fin de journée qui se croisent.