Vendredi. Pluie. Libeccio coupé. Trois mots qui condensent un soir bastiais en février. La cohorte SexeFriend ne sort pas au comptoir des terrasses ouvertes ; elle se replie sur les bistros couverts du Boulevard Paoli, sur les arrière-salles du quartier Saint-Charles, sur les bars du port qui gardent la lumière mate des néons éteints à demi. Tu apprends en deux semaines de lecture quels profils écrivent quand le vent tombe et lesquels attendent qu'il se lève.
À Bastia, les bars du Vieux-Port ne ferment pas tous à la même heure que ceux de Terra Vecchia. Ça change la géographie d'une soirée. Tu ne trouves pas la cohorte SexeFriend bastiaise dans les terrasses ouvertes à l'angle des cars de touristes ; elle se cache dans les comptoirs de Saint-Charles, dans les arrière-salles des cafés du Boulevard Paoli, dans les vieux bistros de la rue Napoléon. Le port donne le rythme, la montagne renvoie l'écho. La rencontre tient dans cet écart de quatre cents mètres.