À Mascouche, le jeudi soir et le vendredi midi sont devenus deux rendez-vous de cohorte. Le jeudi, les solos actifs ouvrent l'app entre la sortie du gym et le souper, écrivent trois lignes, fixent quelque chose pour le lendemain. Le vendredi midi, les profils qui travaillent à Montréal et rentrent en train à dix-huit heures regardent qui est dispo en soirée. Personne n'a décidé ce rituel. Il s'est installé tout seul, et il pèse autant que les heures de bar.
Avant le train de Mascouche et le filtre par rayon, une fin de semaine de solo ici se jouait à Laval ou à Montréal. Tu prenais ton char, tu descendais sur la 25, tu rentrais à minuit ou pas du tout. Depuis, la cohorte mascouchoise reste sur place le vendredi soir. Un verre au Centre-ville, un détour au Vieux-village, le retour à pied par le Boulevard. La fin de semaine se construit dans le périmètre, et c'est ce qui la rend tenable.