Vue d'en haut, depuis la Citadelle un samedi de septembre, Namur déroule trois axes : la Sambre côté ouest, la Meuse côté nord, le plateau côté sud qui monte vers Salzinnes et le quartier d'Hastedon. Cent dix mille habitants, vingt-cinq sections, le bassin du Grand Namur. Au croisement de la rue de Fer et de la rue des Carmes, vendredi vers vingt-trois heures, deux Namurois qui se sont écrit l'après-midi commandent un troisième verre sans regarder l'heure.
Septembre prend Namur en deux semaines. Les Fêtes de Wallonie remplissent la place d'Armes le troisième week-end, et la cohorte namuroise sort plus tard qu'en juillet d'un coup. La rentrée universitaire à Henallux et à l'UNamur ajoute une couche de trentenaires post-bachelor au bassin actif. Les soirées commencent rue de Fer à dix-neuf heures, basculent place Saint-Aubain vers vingt-deux heures, et finissent en bord de Sambre quand la météo le permet. SexeFriend lit ces déplacements horaires comme une seule cohorte mobile.