Vingt-deux heures dix-sept, mardi de mi-octobre, comptoir intérieur d'un bistrot de la rue de la Paix. La cohorte lavalloise s'y installe en deux trains : ceux qui sortent du bureau passé dix-huit heures et ceux qui rentrent du marché de Bourny en fin d'après-midi. Les actifs trentenaires reconnaissent les étudiants de l'IUT de Bourny et de l'ESIEA sans en faire un problème. SexeFriend cale ses filtres sur ces décalages d'âge sans les figer en catégories rigides, laisse remonter les profils à l'heure où chacun écrit vraiment.
L'humidité collée aux pavés du Vieux Laval un dimanche matin de fin novembre, brume qui remonte des Quais avant l'aube. Tu te souviens de l'humidité, du brouillard tranché qui restait sur le Pont Vieux, pas exactement du visage de la personne avec qui tu rentrais. La cohorte SexeFriend lavalloise garde ces fenêtres lumineuses du dimanche en mémoire, écrit franc le samedi pour caler un brunch précis sur la rue de la Paix, déplace vite vers les Quais quand l'averse cesse.