Janvier à Cholet dure dix semaines pleines et redessine la cohorte SexeFriend autour de trois ou quatre bars du Centre-ville. Les terrasses de la Place Travot se referment dès le 15 décembre, les comptoirs intérieurs de la Rue Nationale se remplissent dès dix-huit heures, le froid sec descend du Bocage vendéen et ne plie pas avant la fin février. La cohorte choletaise épouse ce calendrier resserré, écrit court, sort plus tôt en semaine, prolonge le jeudi dans un bistrot précis qu'on apprend à reconnaître saison après saison.
Cholet pèse son rang de troisième ville du Maine-et-Loire, et ce rang lui donne un tempo propre que ni Angers ni Saumur ne partagent. Le bassin d'emploi industriel draine les actifs trentenaires sur place toute la semaine, sans navetteurs hebdomadaires vers Nantes ou Angers. La cohorte SexeFriend choletaise garde donc ses habitués au comptoir de la Rue Nationale, écrit en local plutôt qu'en rayon élargi, accepte un rendez-vous précis sur la Place Travot un mardi soir sans pousser vers les capitales régionales.