Le creux usé dans la barre en laiton du tabouret n°3 au comptoir d'un café de la Place Bernard. Trente ans d'appuis quotidiens y ont raboté le métal sans qu'aucun vernis ne rattrape la trace. C'est à cette échelle que se lit Bourg-en-Bresse : un détail microscopique, une habitude qui tient, des visages qu'on a croisés sans toujours leur parler. La cohorte SexeFriend burgienne fixe ses premiers verres dans ce type de lieu, jamais dans des bars à concept tendance.
Bourg-en-Bresse vue depuis le clocher de la Co-cathédrale Notre-Dame un samedi de juin à 19h. Les toits serrés autour du Centre-ville, le Monastère royal de Brou en marge sud, un brouhaha de terrasses qui remonte depuis la Place Bernard et le Cours de Verdun. Plan rapproché sur le coin d'une table en bois d'une brasserie de la Rue du Commerce. Deux Burgiennes écrivent depuis leur téléphone à des profils qu'elles n'ont pas encore croisés en vrai. Le SexeFriend burgien tient à cette double échelle.