Pourquoi est-ce que Montreux attire autant de profils féminins entre quarante et cinquante-cinq ans ? Plusieurs raisons cumulées. La Riviera reste un point d'arrivée pour celles qui ont quitté Genève ou Lausanne après un divorce, qui voulaient une vie plus posée sans renoncer à la sortie du jeudi. Le bassin est plus restreint qu'à Lausanne, donc plus lisible. Et la ville a ce double registre, commerçant en bas, résidentiel haut, qui permet de se rendre invisible à dix minutes de chez soi quand on en a besoin.
Tu veux savoir combien d'ingénieurs Nestlé ou Logitech traversent la Grand-Rue à dix-huit heures un mercredi ? Tu n'auras pas le chiffre exact. Regarde le rythme du Tea Room en face de la Place du Marché entre dix-sept et dix-neuf heures. La cohorte tech romande pèse à Montreux d'une manière qui ne se voit qu'à ces moments-là. Sur SexeFriend, ça se traduit par des profils qui posent leur fenêtre horaire avant leur photo, et qui ferment la conversation s'ils n'obtiennent pas une heure claire dans l'échange.