Grand-Rue. Place de Tübingen. Centre-ville. Trois ancrages qu'un Montheysan traverse en huit minutes à pied, et trois bassins qui ne se mélangent pas tout à fait. La Grand-Rue concentre les bars du soir et le passage continu jusqu'à minuit. La Place de Tübingen porte l'usage du samedi matin et des terrasses tassées en juin. Le Centre-ville reste la zone de la routine quotidienne, courses, café, retour de boulot. SexeFriend voit ce découpage et le filtre par ancrage ouvre la cohorte montheysane sans la fondre dans le bassin d'Aigle ni dans celui de Saint-Maurice.
Comparer Monthey à Sion revient à comparer deux échelles qui ne jouent pas le même match. Sion porte le poids du chef-lieu cantonal, dix-sept fois sa propre cohorte hivernale, et un brassage saisonnier qui traverse de Verbier à Crans-Montana. Aigle, côté vaudois à neuf kilomètres, s'organise autour de son marché et du rayon AOMC vers Leysin. Monthey, elle, joue son rôle de seuil : huitante pour cent de la cohorte vit dans la plaine du Bas-Chablais, l'autre vingt regarde vers Champéry pour le rendez-vous improvisé en altitude.