La bise descend du Jura depuis trois jours sur Ecublens, et le quai du Motty se vide à dix-huit heures. Les terrasses du Croset ferment plus tôt, les bistrots autour de la Place de l'Hôtel-de-Ville se remplissent en compensation. C'est l'atmosphère qui pousse à écrire un message court depuis la station Crochy plutôt qu'à monter à Lausanne pour la soirée. Les profils SexeFriend ecublensois remontent en activité quand le foehn casse les terrasses et rabat tout le monde à dix minutes du M1.
À Ecublens, le mardi soir est devenu le créneau de la cohorte étudiante mixte. Personne ne l'a décidé. Les doctorants de l'EPFL ferment leurs labos vers dix-neuf heures, descendent au Croset pour un verre rapide, repartent vers le Motty s'ils veulent rallonger. Les habitants de la Cerisaie passent à pied par la Place de l'Hôtel-de-Ville en sortant du sport. Sur SexeFriend, le pic ecublensois se cale entre vingt et vingt-deux heures les mardis, vingt-et-une à minuit les jeudis.