Le bilinguisme sans drame, version biennoise
Mercredi 18h24, terminus du tram à la Place de la Gare. Une fille raccroche un appel en allemand, se tourne vers son ami et continue en français sans changer de ton. Personne autour ne sourcille. À Bienne, on ne traduit pas, on enchaîne. Le bassin SexeFriend reproduit ce réflexe : tu écris dans la langue qui te vient, et la conversation suit, parfois mi-allemande, mi-française, sans qu'on s'en fasse un récit héroïque.