Janvier à Blainville ne fait pas semblant : moins vingt sur le Curé-Labelle, congères sur le stationnement du Faubourg, et les sorties à l'extérieur se réduisent au strict nécessaire. Les profils SexeFriend de novembre à mars écrivent davantage, se déplacent moins loin, et préfèrent les bars chauffés à dix minutes de char. L'été détend tout : pistes cyclables, terrasses sur la 117, soupers improvisés qui s'étirent jusqu'à minuit. Septembre redémarre tout, et Blainville rentre dans son rythme habituel.
Blainville a son tempo, et il ne s'aligne pas sur celui de Montréal. Les soirées commencent plus tôt, finissent plus tôt, et la fin de semaine s'organise davantage autour des sorties à deux que des soirées de groupe ouvertes. Sur SexeFriend, les profils blainvillois écrivent souvent depuis le canapé après le souper, fixent un café pour le lendemain matin, et préfèrent le Centre-ville comme premier rendez-vous parce qu'on s'y croise sans avoir à expliquer pourquoi on est là.