L'odeur du tabac froid et du café réchauffé d'un comptoir Grand-Place en novembre. Tu te souviens de l'odeur, pas du visage de la personne avec qui tu as bu un verre la semaine dernière. Arlon a ce paradoxe : la ville est petite, mais le bassin de profils SexeFriend est plus mêlé que la carte suggère, parce qu'il agrège les Arlonais de souche, les Belges revenus de Bruxelles après une séparation, et les frontaliers français passés au Grand-Duché qui rentrent dormir côté belge.
Tu connais déjà la rue de Bastogne et la Grand-Place. Tu sais comment on passe de l'une à l'autre sans calculer. Tu sais aussi que si t'as quarante ans et que t'as relancé une vie après une rupture, Arlon n'est pas hostile : la ville accepte que les Arlonaises de quarante-cinq ans sortent avec des hommes plus jeunes sans en faire un sujet de commune. SexeFriend rend ces rencontres plus directes parce que les profils annoncent ce qu'ils cherchent dès la première ligne.